Profil épidémiologique de Syndrome Méningé à l’hôpital de référence secondaire de Matanda dans le service de médecine interne du 1 er janvier 2021 au 31 er décembre 2025
DOI:
https://doi.org/10.37745/bjmas.0621Abstract
Le syndrome méningé constitue une manifestation clinique importante des infections du système nerveux central et demeure un problème de santé nécessitant une prise en charge rapide et appropriée. La connaissance de son profil épidémiologique, clinique et évolutif contribue à améliorer sa prise en charge. Déterminer les principales caractéristiques épidémiologiques, cliniques et évolutives des patients présentant un syndrome méningé à l'hôpital matanda, dans le service de médecine interne, au cours de la période allant du 1er janvier 2021 au 31 décembre 2025. Il s'agissait d'une étude descriptive rétrospective menée auprès de 8 657 patients admis au service de médecine interne, dont 67 présentant un syndrome méningé ont constitué l'échantillon étudié. Les données sociodémographiques, biologiques et évolutives ont été recueillies et analysées. Les résultats montrent une légère prédominance masculine, avec un sex-ratio de 1,01. La tranche d'âge de 18 à 30 ans était la plus représentée, suivie de celle de 31 à 44 ans. Les cultivateurs, les élèves et les commerçants figuraient parmi les catégories socioprofessionnelles les plus touchées. Tous les échantillons de liquide céphalorachidien étaient clairs. la coloration de gram a principalement identifié des diplocoques gram négatifs (13,6 %), suivis des diplocoques gram positifs (7,4 %) et des bacilles gram négatifs (4,4 %). la coloration de ziehl était négative dans tous les cas. la sérologie vih était positive chez 7,4 % des patients. l'évolution était favorable dans 71,6 % des cas, tandis que 25,4 % des patients sont décédés et 3 % ont présenté une évolution stationnaire. la surdité constituait la séquelle la plus fréquente. Le syndrome méningé demeure un problème important de santé à l'hôpital matanda, particulièrement chez les jeunes adultes. Malgré une évolution favorable dans la majorité des cas, la mortalité et les séquelles restent préoccupantes. le renforcement de la surveillance épidémiologique, du diagnostic précoce et de la prise en charge multidisciplinaire apparaît nécessaire pour améliorer le pronostic des patients.










